Existence d’un rapport d’inspection antérieur : Quelle est la bonne pratique pour l’agent immobilier?
Avis au lecteur
Veuillez prendre note que l’article qui suit n’a pas encore été mis à jour à la suite de l’entrée en vigueur le 1er mai 2010 de la nouvelle Loi sur le courtage immobilier. Les positions de l’OACIQ qui sont véhiculées dans le présent article sont susceptibles d’avoir évoluées depuis la date de sa publication. Il est de votre responsabilité de vous assurer que vous agissez ou que vous exercer vos droits et recours conformément à la Loi sur le courtage immobilier, sa règlementation ou toute autre loi applicable et ce, en tout temps.
Pour toute question, n’hésitez pas à contacter le Centre de renseignements Info OACIQ en composant le 450 462-9800 ou le 1 800 440-7170 ou en envoyant un message.
Source : ACAIQ
Une bonne pratique professionnelle suppose, entre autres, que l’agent doive découvrir et divulguer les facteurs défavorables liés à un immeuble pour en informer l’acheteur. Pour ce faire, il doit questionner le vendeur et l’informer de ses obligations.
Découvrir et divulguer les facteurs défavorables
Rappelons que l’agent doit entreprendre des démarches pour découvrir tout facteur défavorable et, bien sûr, en informer les parties dès qu’il en a connaissance. Le vendeur, quant à lui, a l’obligation de divulguer tout facteur défavorable dont il a connaissance à un acheteur dans le cadre de la vente de sa propriété.
Questionner et informer le vendeur
L’agent doit faire part au vendeur de son obligation déontologique de divulguer tout facteur défavorable. Il doit également lui demander si un rapport d’inspection a déjà été produit et l’informer de ses obligations civiles face à l’acheteur. L’article D13 du formulaire « Déclarations du vendeur sur l’immeuble », intitulé RAPPORTS D’INSPECTION OU TOUTE AUTRE EXPERTISE EXISTANTS, prévoit ce qui suit :
À votre connaissance, y a-t-il ou y a-t-il déjà eu :
D13.1 un ou des rapports d’inspection sur l’immeuble? oui non
D13.2 tout autre test ou toute autre expertise effectués sur l’immeuble (ex. pyrite, pyrotite, MIUF, amiante, qualité de l’air, qualité et débit de l’eau, drain de fondation)? oui non
D13.3 Ces rapports, tests ou expertises, sont-ils disponibles? oui non
Les facteurs défavorables doivent d’ailleurs être énoncés dans le formulaire « Déclarations du vendeur sur l’immeuble » et ce, dès la prise du contrat de courtage.
Informer l’acheteur des facteurs défavorables
L’agent doit divulguer à tout acheteur potentiel les facteurs défavorables énoncés, entre autres, dans le contrat de courtage, dans un rapport d’inspection ou dans un formulaire « Déclarations du vendeur sur l’immeuble ». Ces facteurs doivent également être dénoncés par écrit dans toute promesse d’achat, par exemple en y annexant le formulaire « Déclarations du vendeur sur l’immeuble » sur lequel ils sont clairement indiqués.
L’agent doit-il remettre une copie du rapport d’inspection?
Bien que la remise du rapport d’inspection à l’acheteur et le fait de l’annexer à toute promesse d’achat ne soient pas obligatoires, cela constitue la meilleure pratique selon l’ACAIQ. L’agent qui évalue les éléments du rapport qui sont à divulguer ou non, risque de ne pas rapporter un facteur qui pourrait être défavorable. Même si tous les facteurs sont énumérés par l’agent, procéder à leur retranscription peut mener à des erreurs. Conseillé par son propre inspecteur, l’acheteur pourra évaluer lui-même le contenu du rapport antérieur. Cependant, l’agent inscripteur ne peut remettre le rapport si le vendeur s’y oppose. Quant à l’agent collaborateur qui reçoit une copie du rapport, il ne peut l’interpréter et doit le remettre à l’acheteur.
Toujours recommander une inspection à l’acheteur
Le fait de divulguer à un acheteur les facteurs défavorables énoncés dans un rapport d’inspection ne dégage pas l’agent de son obligation de recommander à l’acheteur de faire procéder à sa propre inspection dans le cadre de sa promesse d’achat.
Possibilité d’une contre-expertise
Si des conclusions énoncées dans un rapport déjà existant révèlent certains facteurs défavorables et apparaissent en tout ou en partie mal fondées, l’agent peut recommander au vendeur de faire effectuer une contre-expertise qui sera transmise à l’acheteur en même temps que la divulgation de ces facteurs. L’agent peut également recommander au vendeur d’obtenir des soumissions écrites pour évaluer les coûts pour remédier aux problèmes identifiés.