Publié le : 29 mai 2015
Numéro de référence : 200679

Une profession pour vous?

La profession de courtier immobilier ou hypothécaire est complexe et exigeante : son rôle est beaucoup plus vaste que celui de « vendeur de maisons » ou de « dénicheur de prêts »! C’est une carrière captivante et variée, où l’effort soutenu et le service à la clientèle sont au cœur des activités quotidiennes.


Avant de vous lancer, analysez si vous avez le profil qui convient. Assurez-vous de comprendre tous les aspects et les spécificités de l’environnement de travail.

Le rôle du courtier

Le courtier immobilier agit principalement comme pont entre l’acheteur et le vendeur, ou encore entre le locateur et le locataire, afin que la transaction soit juste et équitable pour les parties. Quant au courtier hypothécaire, il agit comme pont entre l’acheteur et le prêteur. Il peut aussi agir pour le propriétaire qui souhaite renouveler son hypothèque.

Dans cette profession, la relation de confiance avec votre client est primordiale : en tant que courtier, vous devez faire passer ses intérêts avant les vôtres, et lui donner des conseils éclairés qui répondent à ses préoccupations.

Il vous faudra orienter, conseiller et rassurer votre client avec professionnalisme tout au long du processus entourant la transaction.

Comment y arriver? Certains traits de votre personnalité pourront vous aider à acquérir toutes les compétences nécessaires pour agir de façon avisée et responsable.

Les aptitudes recherchées

Votre caractère, ainsi que tout ce qui fait votre individualité, auront un effet important sur votre succès en tant que courtier. Vous aimez aller à la rencontre du public, négocier, prendre des risques et jouer d’audace? Cette profession est peut-être pour vous! Toutefois, des tâches rigoureuses vous attendent. Afin de réussir dans ce domaine extrêmement compétitif, vous apprendrez comment conjuguer votre sens aiguisé des affaires avec votre motivation.

Un courtier est à la fois un professionnel et un gestionnaire de petite entreprise. Vous devrez être un travailleur autonome efficace, discipliné et posséder un sens de l’organisation sans faille.

De plus, avant de pouvoir vous initier à la profession, vous devrez détenir certaines compétences. Par exemple, vous devez maîtriser le français et avoir des connaissances de base en mathématiques et en informatique.

Les aptitudes d’un bon courtier :

  • Il a confiance en lui, possède des rudiments de marketing et sait se mettre en valeur;
  • Il fait preuve d’initiative, de détermination et de persévérance;
  • Il possède une bonne écoute, du tact et de la diplomatie;
  • Il juge de la valeur d’une information grâce à des critères vérifiables et quantifiables;
  • Il est consciencieux et a le souci du détail;
  • Il fait preuve de rigueur dans la rédaction de tous les documents;
  • Il se sent à l’aise d’être travailleur autonome et de gérer sa petite entreprise.

Le courtier immobilier

Si vous n’êtes pas à l’aise à l’idée de faire de la sollicitation, ce travail n’est pas pour vous! Vous devrez, entre autres, aimer faire certaines recherches et analyser des documents (registres fonciers, actes de prêts et de vente, documents légaux, etc.). Tout ce que vous rédigerez pour vos clients devra être sans faille, puisque leur protection est en jeu.

Vous devrez vous vendre pour inciter vos futurs clients à faire affaire avec vous. Vous devrez aussi bâtir et maintenir un réseau de professionnels (inspecteurs en bâtiments, notaires, arpenteurs-géomètres, etc.) qui sauront vous épauler et informer vos clients.

Il vous faudra intégrer les principes de collaboration entre courtiers immobiliers, de façon à favoriser la réalisation et le succès du plus grand nombre de transactions possibles. Le courtage étant une profession régie par la Loi sur le courtage immobilier, la collaboration est obligatoire et chaque courtier doit adopter des comportements qui mènent à une collaboration réussie.

Plus spécifiquement, le courtier immobilier résidentiel doit :

  • comprendre les facteurs économiques qui influencent le marché de l’immobilier;
  • bien connaître le territoire où il souhaite travailler;
  • évaluer la valeur marchande d’une propriété à partir de sa construction et de son état;
  • analyser des documents légaux, tels le registre foncier, les actes de prêt et de vente, etc.;
  • gérer un budget et effectuer la tenue de dossiers, de registres et de comptes en règle;
  • avoir un intérêt et de la facilité pour les mathématiques;
  • connaître les lois et les règlements liés au courtage immobilier;
  • être en mesure de gérer le stress et de respecter les échéances;
  • travailler de nombreuses heures par semaine, avec un horaire variable qui inclut les soirs et les fins de semaine;
  • envisager toutes les options possibles pour trouver une solution satisfaisante pour tous devant une impasse potentielle.

Le courtier immobilier commercial doit aussi :

  • analyser le marché (concurrence, emplacement stratégique, politiques de location, comportement des acheteurs ou des vendeurs);
  • dénicher des occasions d’achat, de vente ou de location de locaux commerciaux ou industriels;
  • aider son client à déterminer le prix le plus avantageux;
  • s’appuyer sur son réseau de contacts.

Être courtier immobilier, c’est aussi posséder des talents d’évaluateur, de consultant, de facilitateur et de confident… Bref, préparez-vous à porter plusieurs chapeaux à la fois!

Le courtier hypothécaire

Les aptitudes du bon courtier hypothécaire diffèrent quelque peu de celles nécessaires au courtier immobilier. L’aspirant courtier hypothécaire doit davantage aimer jouer avec les chiffres, de même qu’avoir des aptitudes d’analyse et de recherche de solutions pour ses clients. La rigueur est également de mise, ainsi que la minutie pour effectuer un suivi serré des dossiers en cours.

Connaissances et intérêts du courtier hypothécaire :

  • Facilité à expliquer des termes complexes;
  • Capacité de se familiariser avec des centaines de produits hypothécaires, puis de les comparer entre eux pour en faire ressortir les avantages ou les inconvénients;
  • Aisance à utiliser divers outils informatiques, puisque les plateformes des prêteurs sont pour la plupart informatisées;
  • Gestion de budget et tenue de dossiers, de registres et de comptes en règle;
  • Compréhension des facteurs économiques qui influencent le marché de l’immobilier;
  • Capacité à gérer le stress et à respecter les échéances;
  • Connaissance des lois et règlements liés au courtage immobilier et hypothécaire;
  • Familiarité avec le vocabulaire lié au courtage immobilier et hypothécaire.

Et la rémunération?

Au départ, vos revenus seront instables et ne correspondront peut-être pas aux attentes que vous vous faisiez. Il se peut que vous deviez attendre quelques mois avant d’obtenir votre première rétribution, communément appelée « commission ». Prévenez le coup et munissez-vous d’un fonds de démarrage; il vous sera utile dès le début de votre carrière pour vos dépenses obligatoires. Par exemple, vous pourriez avoir besoin de liquidités pour défrayer la délivrance de votre permis de pratique.

En ce qui concerne la rémunération du courtier hypothécaire, elle existe actuellement sous deux formes :

  • Un courtier agissant sous une bannière reçoit un salaire de base en plus des rétributions applicables;
  • Un travailleur autonome reçoit uniquement ses rétributions.

Le courtier immobilier, quant à lui, ne reçoit pas de salaire comme tel. Son revenu provient plutôt du cumul des rétributions qu’il gagne, c’est-à-dire d’un pourcentage du prix de la vente de l’immeuble ou d’un montant fixe indiqué au contrat de courtage.

La formation et l'examen d'abord, le permis ensuite

Si vous avez ce qu’il faut pour devenir courtier, vous devez :

  • vous inscrire à l’une des formations de base obligatoires reconnues par l’OACIQ;
  • Ensuite, réussir l’examen d’entrée pour la profession;
  • Vous pourrez alors faire une demande de délivrance de permis à l’OACIQ. Il vous faudra prouver que vous maîtrisez la langue officielle du Québec appropriée à l’exercice des activités du courtier.

Une fois toutes ces étapes franchies, vous pourrez officiellement obtenir votre permis de pratique de courtage.

Félicitations! Vous voilà courtier immobilier ou hypothécaire!

Prêt à relever le défi?

L’ampleur de la tâche du courtier est impressionnante, mais la satisfaction qui en résulte l’est tout autant : c’est une profession passionnante qui mérite d’être prise au sérieux. Rappelez-vous que, pour être convaincant, vous devrez bien maîtriser votre domaine dès le départ. En développant vos compétences, vous améliorerez votre parcours professionnel et vous vous assurerez d’une carrière réussie.

D’ailleurs, les courtiers connaissant le succès sont ceux qui se perfectionnent régulièrement afin de répondre aux exigences d’un marché en constante évolution. Cette réalité, tous les acteurs du domaine immobilier québécois l’ont bien compris. C’est pourquoi le Programme de formation continue obligatoire a vu le jour. En vertu de ce Programme, plusieurs formations vous sont offertes. Pour ce faire, le Service de la formation continue de l’OACIQ vous sera d’une grande utilité. Vous pourrez aussi compter sur votre chambre immobilière et votre agence, s’il y a lieu, pour bonifier vos connaissances.

Cette notion est fondamentale : pour briller parmi les meilleurs et être en mesure d’offrir un service incomparable à votre clientèle, il faut continuellement être à l’affût et s’adapter. En repoussant régulièrement vos limites, vous éviterez de faire du surplace et poursuivrez votre croissance!