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Ligne directrice

Délivrance et maintien de permis

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5 Statut du permis de courtier immobilier

Le statut du permis indique si un courtier immobilier détient un permis valide et s’il est autorisé à exercer. Le statut est indiqué dans le Registre des titulaires de permis.

Le titulaire d’un permis valide peut effectuer des opérations de courtage immobilier selon les droits d’exercice que lui confère ce permis.

PRATIQUE INTERDITE

En cas de « suspension» ou « révocation » de permis aucune opération de courtage immobilier n’est permise.

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Actes réservés aux titulaires d’un permis valide

  • Signer des documents relatifs à des opérations de courtage immobilier
  • Utiliser les formulaires de courtage de l’OACIQ
  • Être présent à l’inspection en bâtiment
  • Se présenter chez le notaire
  • Faire du service après-vente
  • Utiliser le titre de courtier immobilier
  • Conseiller les clients
  • Faire de la publicité ou des représentations en matière immobilière
  • Visiter des immeubles avec des clients acheteurs

5.1 – Suspension du permis 

La suspension d'un permis1 signifie que le droit d’exercer du courtier immobilier est suspendu pour une période déterminée.

1 Article 15 du Règlement sur les permis de courtier et d’agence.

Motifs possibles de suspension

  • Une suspension volontaire de la part du courtier immobilier
  • Une cessation de ses activités (ex. : réorientation de carrière, retraite)
  • Le défaut de suivre une formation suivant un engagement
  • Le défaut de mettre à jour sa photo tous les 5 ans
  • Le défaut d’avoir complété son programme de formation continue obligatoire
  • Le défaut de mettre à jour ses renseignements personnels requis par le règlement
  • Le défaut d’avoir acquitté une sanction administrative pécuniaire
  • Le défaut d’avoir acquitté une somme due imposée par une décision du comité de discipline de l’OACIQ
  • La suspension ou la révocation du permis de l’agence immobilière pour le compte de laquelle il exerce
  • L’imposition d’une sanction disciplinaire de suspension par le comité de discipline de l’OACIQ
  • L’imposition d’une période de suspension par le comité de délivrance et de maintien de permis de l’OACIQ
  • Le défaut de respecter toutes les exigences prévues à l’article 15 du Règlement sur les permis de courtier et d’agence

EXIGENCE RÉGLEMENTAIRE

Aucune opération de courtage n’est permise durant la suspension, sous peine de plainte disciplinaire

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POINT ESSENTIEL

Si des contrats de courtage sont en vigueur au moment de la suspension, le courtier immobilier doit, de concert avec son agence immobilière, en aviser sans délai ses clients2. Voir cet article pour la procédure à suivre.

2 Article 24 Règlement sur les conditions d’exercice d’une opération de courtage, sur la déontologie et la publicité.

Obligations pendant la suspension du permis

Le courtier immobilier qui agissait pour une agence immobilière, doit :

  • Divulguer son statut et son intérêt lorsqu’il agit comme une des parties à une transaction immobilière.
  • Tenir lui-même un registre des avis de divulgation.
  • Transmettre ce registre à l’OACIQ au plus tard le 31 mars de l’année suivante.
  • Conserver dans un dossier unique le ou les avis qu’il ait donnés.

Frais et maintien du permis suspendu

  • Aucun remboursement des frais si le permis est suspendu en cours d’année.
  • Si la suspension chevauche le 30 avril, les frais de maintien du permis doivent être payés pour conserver le permis suspendu, à défaut de quoi il sera révoqué.

Levée de la suspension

Lorsque les conditions de levée de suspension et les exigences réglementaires applicables sont respectées :

5.2 – Révocation du permis

La révocation d'un permis1 signifie que la personne n’a plus de permis de courtier immobilier

1 Article 19 du Règlement sur les permis de courtier et d’agence.

Motifs possibles de révocation

  • Une demande de révocation volontaire : changement de carrière, retraite, année sabbatique, etc.
  • Le non-paiement des droits exigibles annuels.
  • Le défaut de payer une amende imposée par le comité de discipline.
  • Le défaut de respecter les exigences prévues à l’article 19 du Règlement sur les permis de courtier et d’agence.
  • Une révocation ordonnée par le comité de discipline ou le comité de délivrance et de maintien de permis de l’OACIQ.

Assurance responsabilité professionnelle 

En cas de révocation de permis, la prime d’assurance responsabilité professionnelle est remboursée au prorata des mois restants, selon les modalités prévues à la police d’assurance.

EXIGENCE RÉGLEMENTAIRE

Aucune opération de courtage n’est permise durant la révocation, sous peine de poursuite pénale pour courtage illégal

POINT ESSENTIEL

Si des contrats de courtage sont en vigueur au moment de la RÉVOCATION de son permis, le courtier immobilier doit, de concert avec son agence immobilière, en aviser sans délai ses clients2, selon cette procédure.

2 Articles 24 à 26 du Règlement sur les conditions d’exercice d’une opération de courtage, sur la déontologie et la publicité.

5.2.1 – Période de droits acquis

Suivant la révocation de permis, une période de 12 mois de droits acquis est prévue.

Pendant cette période, le courtier immobilier dont le permis est révoqué a la possibilité de :

  • Demander à nouveau la délivrance d’un permis de courtier immobilier de même catégorie, en remplissant les conditions requises. Il doit alors avoir complété les unités de formation continue requises durant sa période de droits acquis selon la date à laquelle les droits acquis ont débuté. Consulter cet article pour plus de détails.
  • Conserver ses droits acquis pour une année supplémentaire, soit :

POINT DE VIGILANCE

À défaut de poser une des deux actions ci-haut présentées dans les 12 mois suivant la révocation de son permis, les droits acquis sont perdus de façon irréversible.

Pour revenir à la pratique, la personne doit :

  • Suivre un programme de formation de base reconnu par l'OACIQ et réussir l’examen de certification, avant de pouvoir redemander un permis. 

Exception : si la formation de base a été suivie après le 1er septembre 2013, seule la réussite d’un nouvel examen de certification par compétences est requise (paragraphe 1.1 du Règlement sur les permis de courtier et d’agence).

Dossier soumis au comité de délivrance et de maintien des permis (CDMP)

Lors d’une demande de délivrance de permis, le dossier peut être soumis au comité de délivrance et de maintien des permis (CDMP) selon l’analyse de déclarations et d’antécédents.

Lorsque ses droits acquis arrivent bientôt à échéance, la personne doit payer les frais applicables pour les maintenir. Si la décision du comité est favorable, ces frais seront remboursés.

Conserver ses droits acquis pour une année supplémentaire

Il est possible de demander le maintien annuel des droits acquis, sous réserve de respecter les conditions prévues à la règlementation1, dont :

  • Avoir suivi toute formation imposée par le comité d’inspection, le comité de discipline ou découlant d’un engagement;
  • Avoir remboursé l’OACIQ de tout paiement d’indemnité versé à la suite d’une décision du comité d’indemnisation;
  • Ne pas être en défaut de respecter une ordonnance du comité de discipline ou d’un tribunal, ou d’avoir acquitté toute amende et tout intérêt, frais et déboursé dus à l’OACIQ en vertu d’une décision du comité de discipline ou d’un jugement.

1 Énoncées aux paragraphes 1, 3 et 5 à 9 de l’article 1 du Règlement sur les permis de courtier et d’agence.

POINT CLÉ

Les frais à payer pour le maintien des droits acquis varient selon le moment de la révocation de permis et sont calculés au prorata des mois restants jusqu’au 30 avril.

Plus il reste des mois à couvrir, (ex. : de juin à avril), plus les frais sont élevés.

5.3 – Restrictions ou conditions imposées au permis

Le permis d’un courtier immobilier peut être assorti de restrictions ou de conditions imposées :

Les restrictions ou conditions sont indiquées dans le Registre des titulaires de permis sous « Avis et mentions disciplinaires » et précisent la nature et la durée.

EXIGENCE RÉGLEMENTAIRE

Le non-respect des conditions ou restrictions imposées entraîne la suspension du droit d’exercer, jusqu’à ce que le titulaire du permis s'y conforme.

Situations analysées par le CDMP 

Suivant la mise à jour des renseignements personnels ou lors d’une demande de délivrance de permis, certains dossiers peuvent être soumis à l’attention du CDMP1, notamment :

  1. les dossiers de faillites (cession de biens ou ordonnance de séquestre);
  2. les dossiers de tutelle et de mandat de protection;
  3. les situations où un candidat ou un courtier immobilier a déjà vu son permis révoqué, suspendu ou assorti de restrictions ou de conditions, par le comité de discipline de l’OACIQ ou par un organisme d’une autre province ou d’un autre pays chargé de la surveillance et du contrôle du courtage immobilier;
  4. les dossiers avec déclaration ou reconnaissance de culpabilité par un tribunal relativement à une infraction ou à un acte criminel qui, de l’avis de l’Organisme, a un lien avec l’exercice des opérations de courtage;
  5. les situations où le CDMP doit évaluer si le courtier immobilier ou l’agence immobilière possède la probité requise pour l’exercice de ses activités. 

À cette fin, le CDMP peut examiner tout dossier pertinent lié à l’évaluation de la probité, comme:

  • tout antécédent disciplinaire auprès d’un autre régulateur
  • toute accusation criminelle ou pénale
  • ou tout jugement de nature administrative ou civile.

Lorsque la protection du public le justifie, le CDMP peut décider d’imposer l’une des mesures prévues à la réglementation1, soit :

  • refuser de délivrer un permis
  • révoquer un permis,
  • imposer des restrictions ou des conditions, tout comme le comité de discipline de l’OACIQ dans le cadre d’une sanction disciplinaire.

1 Articles 37, 38 et 98 de la Loi sur le courtage immobilier.


Exemples de conditions et de restrictions

Imposée par

Condition ou restriction

Période

Le CDMP

Interdiction d’agir à son compte ou à titre de dirigeant d’agence

Transmission du bilan final de faillite au greffe de l’Organisme

Pour une période déterminée, par exemple de 1, 2 ou 3 ans, suivant la signification de la décision

Dans un délai de 6 mois de la signification de la décision

Comité de discipline Suivre une formation exigée par l’Organisme Délai fixé par la décision, et ce, en sus des formations exigées dans le cadre de la formation continue
Numéro de référence
215165
Dernière mise à jour
3 juin 2026